Au programme : randonnée dans les Tatras, le massif montagneux des Carpates qui forme la frontière avec la Slovaquie. Nous savons que nous risquons d'être bloqués par la neige, nous n'espérons pas gravir un sommet mais juste atteindre un lac. Celui de Morskie Oko est réputé, mais les lacs voisins sont sûrement très beaux aussi ; nous ne sommes pas décidés.
En tout cas, il nous faut rejoindre la gare routière, et pour cela retraverser le parc. Notre sens de l'orientation est à nouveau mis en défaut car, comme hier soir, nous partons... à l'envers ! A la gare routière, nous montons dans un minibus qui se remplit très vite. Il nous dépose à l'entrée du parc naturel des Tatras, il faut continuer la route à pied. De nombreux randonneurs nous accompagnent ; le lac de Morskie Oko est une destination très courue des habitants de la région pour une sortie à la journée. Les Polonais sont des randonneurs rapides et endurants qui nous dépassent assez facilement.
Après avoir franchi plusieurs ponts sur des torrents, nous abandonnons la route pour un escalier en blocs de granit qui grimpe dans la montagne. A plusieurs reprises, le sentier se retrouve couvert de neige bien tassée et gelée, ça glisse pas mal. Nous devons alors contourner la zone glissante, quand c'est possible, ou avancer prudemment en nous accrochant aux arbustes du bord. Nous ne faisons pas les malins. Nous suivons (et dépassons parfois) deux Polonaises qui ne sont pas beaucoup plus fières, mais qui semblent plus à l'aise sur la glace. Nous avançons mieux quand se présente un zone en neige molle, mais ça ne dure pas. Nous marchons en pleine forêt en suivant le cours d'un torrent, toujours dans le brouillard, mais cela ne nous empêche pas de profiter du paysage proche. Ce chemin, même gelé, est bien joli. Il est aussi très bien balisé ; à chaque intersection, des pancartes indiquent le temps nécessaire pour atteindre chaque destination. Justement, nous quittons le sentier principal balisé en vert pour un raidillon balisé en noir. La couleur n'a pas d'incidence sur la difficulté, mais quand même, ça grimpe sacrément raide. Nous devons creuser des marches dans la neige en montant. Derrière nous, le brouillard se dissipe par endroit et nous donne un aperçu des montagnes alentour. Après un passage sous une paroi rocheuse, nous arrivons au lac de Przedni Staw Polski. Un refuge est construit sur la rive et il y a foule (mais par où sont-ils tous montés ??). On dirait qu'il y a une compétition ou une animation quelconque. Des groupes s'initient à la recherche d'ARVA (balises de sécurité en cas d'avalanche), d'autres partent à ski de randonnée.
Nous pique-niquons avec des petits pains ronds et des tranches d'oscypek acheté ce matin à une vieille dame dans la rue. Nous prenons le dessert au refuge, qui est blindé de monde. C'est là que nous goûtons à la délicieuse szarlotka, un gâteau aux pommes dont mes papilles gardent un souvenir ému. Une boisson chaude nous réchauffe un peu car ce n'est pas l'air ambiant qui s'en chargera ! Dans la neige, nous suivons la rive du lac gelé en direction d'un deuxième lac, le Wielki Staw Polski, tout aussi blanc.
Nous rattrapons ensuite le sentier balisé en vert, le long du torrent. Celui-ci bouillonne entre deux plaques de neige avant de replonger sous la glace. En parlant de glace, nous revoilà assez vite sur des zones verglacées. Mais cette fois, nous prenons le parti de glisser dessus, comme nous venons de le faire sur les pentes enneigées. Et ça avance beaucoup mieux ! Bon, point trop n'en faut quand même, nous restons méfiants. Nous traversons à nouveau la belle forêt de conifères puis rejoignons la route. Tout au bout, nous trouvons un bus qui nous ramène à Zakopane, fourbus mais contents de notre journée. Je m'endors, Antoine comate... et nous manquons l'arrêt escompté, à deux pas de notre hôtel ! Retour donc à la gare routière.
A l'hôtel, la pause douche est bienvenue pour se réchauffer avant d'aller dîner en ville. Nous nous installons au restaurant Owczarnia. Comme hier soir, une groupe de musique traditionnelle anime la soirée et le personnel est en costumes. Mais l'ambiance est différente : ce restaurant, en centre-ville, est plus accessible et les dîneurs sont en grande partie des touristes. Les serveurs ne perdent pas de temps, le resto est grand et archi-plein : ça dépote. Nous nous laissons tenter par un énorme plat pour deux personnes composé de viandes locales diverses : saucisses rouges, blanches et noires (boudin), saucisses de mouton, poitrine de porc, et j'en oublie. Avec des patates ! C'est bon, ça nous permet de goûter des spécialités, mais encore une fois, c'est très copieux. Les Polonais savent y faire pour remplir les estomacs : nous allons devoir nous passer de dessert...
Nous rattrapons ensuite le sentier balisé en vert, le long du torrent. Celui-ci bouillonne entre deux plaques de neige avant de replonger sous la glace. En parlant de glace, nous revoilà assez vite sur des zones verglacées. Mais cette fois, nous prenons le parti de glisser dessus, comme nous venons de le faire sur les pentes enneigées. Et ça avance beaucoup mieux ! Bon, point trop n'en faut quand même, nous restons méfiants. Nous traversons à nouveau la belle forêt de conifères puis rejoignons la route. Tout au bout, nous trouvons un bus qui nous ramène à Zakopane, fourbus mais contents de notre journée. Je m'endors, Antoine comate... et nous manquons l'arrêt escompté, à deux pas de notre hôtel ! Retour donc à la gare routière.
A l'hôtel, la pause douche est bienvenue pour se réchauffer avant d'aller dîner en ville. Nous nous installons au restaurant Owczarnia. Comme hier soir, une groupe de musique traditionnelle anime la soirée et le personnel est en costumes. Mais l'ambiance est différente : ce restaurant, en centre-ville, est plus accessible et les dîneurs sont en grande partie des touristes. Les serveurs ne perdent pas de temps, le resto est grand et archi-plein : ça dépote. Nous nous laissons tenter par un énorme plat pour deux personnes composé de viandes locales diverses : saucisses rouges, blanches et noires (boudin), saucisses de mouton, poitrine de porc, et j'en oublie. Avec des patates ! C'est bon, ça nous permet de goûter des spécialités, mais encore une fois, c'est très copieux. Les Polonais savent y faire pour remplir les estomacs : nous allons devoir nous passer de dessert...
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